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Assurance cheval : comment bien assurer son cheval ?

Temps de lecture : 5 minutes

Etre responsable d’un cheval est un engagement à la fois affectif et financier. L’achat, l’entretien mais aussi les soins d’un animal sont autant d’étapes à bien considérer avant de se lancer, au même titre que l’assurance. Celle-ci peut couvrir différents incidents, et le choix de la bonne garantie pourra être déterminant en cas de sinistre.

La responsabilité civile

Peu onéreuse ou même parfois comprise dans l’assurance habitation, cette garantie permet la prise en charge des dommages que le cheval pourra causer à autrui, en blessant quelqu’un ou en abîmant ses biens. Il faut bien noter que la RC ne couvre jamais le cheval lui-même, ni la personne qui en est responsable au moment de l’incident. Elle a pour vocation d’indemniser une victime qui n’a pas de lien avec l’équidé concerné. Il existe deux options de RC : Celle qui couvre le cheval lorsqu’il est monté, et la RCPE (RC propriétaire d’équidé) qui le couvre lorsqu’il ne l’est pas. Cela permet de ne souscrire que l’option nécessaire, notamment si le cavalier est titulaire de la licence FFE (qui prend déjà en charge la RC du cheval monté).

La mortalité

Comme son nom l’indique, elle a pour but d’indemniser le propriétaire dont le cheval décède. Dans cette garantie il faut distinguer 2 types d’indemnisations : celle qui se base sur la valeur agréée (la valeur fixée lors de l’adhésion) et celle qui tiendra compte de la valeur déclarée (celle du cheval au moment du décès). Selon le contrat proposé par chaque assureur, le montant payé  pour l’assurance cheval se basera sur l’une ou l’autre, et il est préférable d’en prendre connaissance dès la souscription pour éviter les surprises. Certains assureurs limiteront la prise en charge de la mortalité à certains cas et en excluront d’autres (euthanasie, chirurgie lorsqu’elle n’est pas vitale…), là encore il vaut mieux bien s’informer. Enfin, l’équarrissage faisant malheureusement partie des démarches liées à la mortalité de l’équidé, il est préférable de choisir une garantie qui prendra en charge les frais d’enlèvement ou de crémation.

Le vol

Souvent couplée avec la mortalité, la garantie vol permet une indemnisation du propriétaire en cas de vol avéré de son cheval.

Les frais vétérinaires

Ce type d’assurance cheval permet au titulaire du contrat d’obtenir le remboursement des factures du vétérinaire lorsque survient un sinistre (accident, maladie, chirurgie). Il existe généralement plusieurs niveaux de garanties, du plus basique au plus étoffé : certains vont jusqu’à la prise en charge des vaccins ou des vermifuges ! Certains contrats privilégieront par exemple une excellente prise en charge des accidents sans couvrir les maladies, d’autres rembourseront partiellement toutes les pathologies, etc… Le choix d’une garantie plutôt qu’une autre est personnel : en fonction du cheval, du budget, des risques liés à la discipline, à l’environnement, ce qui conviendra à l’un ne conviendra pas toujours à son voisin.

Chaque assureur proposera une franchise éventuelle et un plafond de remboursement (à l’année, par sinistre ou par type de pathologie) qui lui sont propres. Une fois de plus, il faut bien comparer pour choisir le plus adapté à son propre cas.

L’invalidité

Lorsqu’un cheval devient invalide suite à un accident ou à une maladie dont il ne sort pas indemne, le propriétaire peut, s’il a souscrit cette garantie, bénéficier d’une indemnisation. Elle est généralement calculée en fonction de la valeur résiduelle du cheval (c’est-à-dire sa valeur de cheval invalide, qui peut varier en fonction de plusieurs critères : Est-il encore possible de le monter en balade ? De la faire pouliner si c’est une jument ?) par rapport à un pourcentage de la valeur assurée. La garantie invalidité permet donc de percevoir un dédommagement financier face à l’impossibilité irréversible et définitive pour le cheval de pratiquer la discipline prévue par son cavalier.

Les garanties spécifiques

Il existe presque autant de garanties que de situations : assurances pour la jument gestante, pour le produit à naître, pour le poulain, pour le cheval âgé, mais aussi le matériel (selle, calèche, van)… Il ne faut pas hésiter à prendre contact avec son assureur pour connaître les contrats spécifiques à chaque problématique.

D’une manière générale, il faut garder à l’esprit que l’assurance cheval permet de couvrir un aléa : On ne peut prédire à l’avance une maladie, ni prévoir un accident. Contracter une assurance est conseillé pour éviter de se retrouver démuni en cas de sinistre : c’est une tranquillité financière mais également morale ; ne pas avoir à refuser une opération pour sauver son cheval faute de moyens vaut la peine de l’avoir assuré ! Enfin, choisir des professionnels spécialisés dans le monde du cheval vous permettra de vous adresser à des interlocuteurs qui connaissent vos besoins, vos risques… Et votre attachement sentimental !

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